Plutôt que d’attendre que les actions remontent en Bourse, pourquoi ne pas les mettre aux enchères sur eBay? C’est ce qu’à fait un vendeur début mars, pour ses 100’000 actions de Al-Warka Bank, une des plus grandes banques privées d’Irak. Proposé à 7 dollars pièce sur eBay, le titre s’échangeait autour de 2 dinars (soit… 0.0017 dollars) à la Bourse de Bagdad. A priori prohibitif, ce prix s’explique par le fait que l’action – très sous-évaluée, selon le vendeur – soit montée avant la dernière guerre du Golfe jusqu’à 37 dinars, soit (à l’époque) près de 120 dollars*.
Pensez à combien vous pourriez vendre (ou tenter de vendre) vos actions UBS?
* 1 dinar valant alors USD 3.22, contre moins de USD 0.001 aujourd’hui




Cher Oncle Sam,
Tags: AIG, Credit Suisse, Oncle Sam, sauvetage, UBS
Après ta grande colère de ces dernières semaines envers l’UBS, rien n’aurait pu laisser supposer que tu agirais avec autant de générosité envers elle.
Je suis donc ravie d’apprendre que, sur les 170 milliards de dollars que tu as donné à ton assureur AIG pour son sauvetage, environ 5 milliards sont revenus à l’UBS, alors même qu’AIG vient de déclarer la plus grosse perte jamais enregistrée par un établissement financier dans le monde, avec plus de 90 milliards sur 2008.
Il ressort clairement de ce que j’ai vu sur le site d’AIG que ce n’est pas un geste unique fait vis-à-vis de l’UBS, puisque de nombreuses banques européennes (dont aussi le Credit Suisse) ont également bénéficié de ces largesses. J’ai aussi cru comprendre que ce n’était pas exactement dans tes intentions que tes capitaux soient ainsi distribués non seulement aux banques partenaires de ton grand assureur (à hauteur de 90 milliards), mais aussi à ses dirigeants pour leurs boni (à hauteur de 450 millions).
Quoiqu’il en soit, je trouve ça très fair-play de ta part, et je tenais à te le dire. J’espère que cela augure d’un réchauffement de nos relations et que nous pourrons parvenir à un accord à l’amiable sur cette malheureuse affaire de clients de l’UBS, dont tu avais dans un premier temps exigé les noms.
Bien à toi,
Helvetia