Déjà entré dans la légende pour avoir monté la plus grande pyramide de Ponzi connue à ce jour, Madoff s’apprête à entrer dans l’immortalité, histoire de purger les 150 ans de prison qu’on lui promet. Bon, 220 ans (ses 70 ans + les 150 de prison), c’est pas tout à fait l’immortalité. Mais tout de même, quel veinard! Car ça devrait lui permettre d’assister à une ou deux choses – aujourd’hui hautement improbables – que nous autres, honnêtes citoyens soumis à une espérance de vie normale, ne verrons pas. Par exemple: l’UBS devenir une banque à taille humaine, discrète et empreinte de modestie, sachant veiller sur l’argent de ses clients et le faire prospérer. Ou le système financier américain être entièrement nationalisé (et placé sous la conduite des autorités fiscales). Ou les organismes de surveillance de la finance se mettre vraiment à surveiller. Ou le secret bancaire être remplacé par une licence internationale accordée d’office aux banques – on verrait bien, alors, qui aurait la classe et le savoir-faire nécessaires pour séduire les clients, et ça ferait taire les mauvaises langues qui croient que le succès de nos banques repose sur le secret bancaire. Ou la Bourse suivre une progression saine et durable en ligne avec celle de l’économie – soit entre 3% (pour les années calmes) et 7% (pour les très bonnes années) – et non plus brûler la chandelle par tous les bouts!
Oh, et puis finalement, non. Madoff n’est peut-être pas aussi veinard que je ne le pensais. Ça risque de drôlement le déprimer, tout ça, sans parler de devoir raconter à ses co-détenus (qui ne le croiront pas, c’est sûr) comme “c’était mieux avant!”. Alors, pour tout le mal qu’il a fait, qu’il soit condamné à vivre pour l’éternité. Vive Madoff!
What goes around, comes around…
Tags: Banques cantonales, BNS, Cédules hypothécaires, Kantonalbanken, Pfandbriefen, Postfinance, Raiffeisen, SNB, UBS
Laut der “NZZ am Sonntag” erhalten UBS und Credit Suisse neue Milliarden: Unter Federführung der SNB wollen die beiden angeschlagenen Grossbanken mittels Pfandbriefen, d.h. der Kreditaufnahme durch die Verpfändung von Teilen ihrer Schweizer Hypothekarforderungen, neues Kapital beschaffen.
So weit, so schlecht: Ein Fass ohne Boden ist nun mal ein Fass ohne Boden… da kann noch so manches Milliönchen versenkt werden. Doch wer sind die bereitwilligen “Nothelfer”? Die Kantonalbanken, die Postfinance und die Raiffeisenbanken!
Das ist schon erstaunlich: Da ziehen x-tausend Kunden ihr Geld von der UBS und CS ab, um es zu den kleinen Instituten zu tragen – und die geben es wieder den Grossen! Es sieht fast so aus, als hätten die Kantonalbanken, Raiffeisen und Postfinance nicht mehr gewusst, was sie mit den ganzen Neugeldern machen sollen…
Oder ist es am Ende nur ein “Psycho-Trick”, um den Schweizer Anlegern zu signalisieren: “Seht her, wir vertrauen der UBS und der Credit Suisse!”? Tja, dann: Viel Glück!!!